syndicat, éducation, enseignement professionnel, SNUEP, FSU, académie de Orléans-Tours, lycée professionnel, PLP, Orléans, Tours
Des mesures salariales fortes sont aussi nécessaires qu’urgentes
Les agent-es de la Fonction publique paient le prix fort de l’austérité avec des salaires bloqués depuis juillet 2010 et une perte de pouvoir d’achat équivalente à 2 mois de salaire par an depuis 2000.
Les mesures annoncées par le gouvernement - suppression d’un grade en catégorie C, revalorisation des grilles des trois catégories, garantie d’un déroulement de carrière sur au moins deux grades pour tou-tes les agent-es sont dérisoires au regard des pertes de pouvoir d’achat sur le traitement indiciaire tandis que pèsent de sérieuses menaces sur notre statut de fonctionnaires.
Des négociations salariales dans la Fonction publique vont démarrer en février prochain. Si la négociation salariale réclamée depuis plusieurs années est bien confirmée pour le mois de février, elle ne se présente pas dans de bonnes conditions. En effet, en faisant adopter une loi de finances et une loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2016 avec quasiment aucune marge de manœuvre pour une augmentation générale des traitements, le gouvernement annonce la couleur : la politique d’austérité continue... et nous la refusons ! De surcroît, les déclarations se multiplient sur les difficultés de la relance, une croissance toujours en berne, qui laissent très mal augurer de ce rendez-vous salarial.
Réforme du collège, c'est toujours NON !
La réforme du collège s’inscrit dans la continuité des réformes entamées dans l’éducation. Mise en concurrence des disciplines et des établissements, creusement des inégalités territoriales. Disparition de nombreuses options de LV ou langues anciennes, la mise en place des EPI au détriment des disciplines, des programmes sur 3 ans... Si la réforme du collège est mise en oeuvre, les collégien-nes arriveront au LP avec une formation appauvrie, encore plus hétérogène et déstructurée.
Cette réforme, comme celles des lycées et celle de la voie professionnelle publique, impose une Ecole de plus en plus inégalitaire.