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L'enseignement professionnel public a trop attendu. Alors qu'on lui demande d'être le rempart contre les sorties sans qualification, aucun bilan de la reforme du Bac Pro 3 ans n’a été tiré et les PLP comme leurs élèves ne se voient rien proposer pour améliorer leurs conditions de travail ou d'études.
Quand des milliers de jeunes ne trouvent pas de formation initiale qualifiante, il est du devoir du ministère de l'Education nationale d’investir dans la formation professionnelle initiale sous statut scolaire. Or, le ministère -avec le soutien des régions- se désengage chaque jour davantage de sa mission éducative en favorisant l’apprentissage. Son objectif de développer le mixage des parcours et des publics va encore détériorer les conditions d’apprentissage de ces jeunes et accentuer les difficultés auxquelles les enseignant-es sont confronté-es au quotidien.
C'est pourquoi le SNUEP-FSU appelle l’ensemble des PLP à se mobiliser à travers une campagne d’interpellation du président de la République pour en finir avec les dégradations de la voie professionnelle publique sous statut scolaire. Il appelle l'ensemble de la profession à signer les cartes postales.
Pour faire entendre ses revendications et l'urgente nécessité d'améliorer les conditions de travail des collègues et d'études des élèves, le SNUEP-FSU appelle à une semaine d’action « Pour l’enseignement professionnel public » du 17 au 22 novembre.
Le secrétariat national